Le 28 janvier dernier, Claire Hédon, Défenseure des droits, a publié une décision-cadre mettant en lumière l’urgence d’améliorer la protection de l’enfance en France. À travers un état des lieux détaillé, elle a formulé 46 recommandations adressées à l’État, aux ministères, aux départements et aux agences régionales de santé.

Des initiatives structurantes pour la protection de l’enfance
Parmi ces recommandations, la n°20 souligne particulièrement la nécessité d’une stratégie nationale de santé publique pour la Protection Maternelle et Infantile (PMI). Elle préconise la généralisation des démarches “Petits pas, Grands pas” et “Ariane“ afin de garantir un accompagnement renforcé des familles et de préserver la vocation universaliste de la PMI.
Extrait de la recommandation
“La Défenseure des Droits recommande au ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles d’initier une stratégie nationale de santé publique de la protection maternelle et infantile, tendant à harmoniser les pratiques et à généraliser l’utilisation des programmes ‘Petits pas, Grands pas’ et ‘Ariane’. Elle lui recommande d’ajouter dans le carnet de santé des informations relatives aux services de PMI.”
Cette reconnaissance officielle renforce la légitimité et l’efficacité de ces dispositifs déjà déployés dans plusieurs départements. Leur objectif : faciliter l’accès à l’information, renforcer l’intervention des services de PMI et assurer un suivi proactif des futures mamans.
Une urgence : agir face aux difficultés du terrain
Si certaines initiatives innovantes sont mises en avant, la décision-cadre met également en lumière les nombreux défis qui persistent.
Délais et saturation
Les retards dans l’évaluation des situations et la saturation des dispositifs d’accueil exposent trop d’enfants à des environnements inadaptés.
Ressources insuffisantes
Le manque de moyens humains et financiers compromet la capacité des services à répondre à l’augmentation des besoins.
Face à ces constats, la Défenseure des Droits appelle à :
- Un renforcement de l’investissement de l’État aux côtés des départements pour garantir des moyens à la hauteur des enjeux.
- Une meilleure coordination entre les services de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), la justice, les associations et les institutions.
- Le développement d’outils et de formations pour adapter les pratiques et innover
- Un accès immédiat et de qualité aux services de santé, d’éducation et d’accueil.
Ces recommandations doivent maintenant se traduire en actions concrètes. L’enjeu est de taille : garantir à chaque enfant un environnement sécurisé et adapté à ses besoins, tout en soutenant les professionnel.le.s engagé.e.s pour la protection de l’enfance.
L’Agence Kalía se tient prête à poursuivre son engagement aux côtés des acteurs de la prévention et de la protection de l’enfance pour faire avancer ces mesures et assurer un accompagnement toujours plus efficace des familles.
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